Recensement des communautés affectées par la mine d’or de Kibali : des fraudeurs signalés aux portes des villages Kalinva, Likanva et Matiko.

« L’impossible n’est pas congolais ». Cette expression n’est pas que pour des vertus, il en est de même pour des cas insolites. Au lendemain du lancement de l’opération des communautés autochtones des villages précités, voiilà qu’il ya des inciviques qui s’adonnent à des pratiques d’une malhonnêteté hors normes.
Cherchant à être indemnisés pour des bâtisses illicitement érigées dans des concessions qui non seulement ne font pas partie de leur patrimoine foncier, à fortiori couvertes par un titre minier industriel; ces hors la loi ont perdu toute raison et se sont de suite lancés dans une sorte de barbarie qui dépasse au loin une escroquerie ordinaire.
Aux moments où nous avons couché ces lignes, des maisons ont poussé comme des champignons, dans des périmètres miniers précités. Autrement dit, on se moque de l’intérêt collectif au profit du sien. Ces maisons, que dis-je, ces maisonnées sont construites précipitamment et par conséquent maladroitement en l’entente d’une certaine indemnisation en cas de la délocalisation comme présagée.
C’est ici d’appeler au sens civique de tout un chacun pour ne pas compliquer les roues de cette société qui se propose de participer activement au développement local et national et à l’amélioration sociale des populations.
À son temps, l’ex gouverneur de la province du Haut-Uele, le Dr Lola Kisanga avait pris un arrêté consacrant la démolition de toutes les bâtisses anarchiques, allant avec toutes les conséquences que le commun des mortels avait déploré: scénario qu’aucun citoyen ne voudrait revoir recommencer.
En un mot comme à mil, ceux qui ont de l’intelligence supérieure parviennent à gagner justement. Et si tout le monde est épris d’esprit de satisfaire ses appétits même par de moyens malsains, il n’y aura personne pour encourager et accompagner les investissements industriels nonobstant les avantages y afférents. S’adonner à une sorte d’escroquerie, d’occupation illégale des carrés miniers sont de nature à décourager les investisseurs au moment où quelques rares audacieux qui croient au Congo acceptent d’y investir malgré le climat d’affaires qui n’est pas toujours potable.

Antoine Munguetsoni