RDC-OUGANDA : La ligne de démarcation de la frontière commune reconstituée dans la zone de la barrière de Ofoo/Vurra

C’est l’essentiel des travaux exécutés par une équipe mixte d’experts congolais-Ougandais du 01 Mai au 02 Juin 2016.

Ces experts lourdement munis d’appareils répondant à la technologie du siècle dont entre autres le GPS se sont consacrés à repérer la ligne de crête de partage des bassins du fleuve Nil et du fleuve Congo, avant de poser 51 bornes frontières entre la République démocratique du Congo et la République de l’Ouganda.
Ces travaux de la reconstitution de la ligne de démarcation de la frontière commune résulte des recommandations issues de la 9e session de la commission technique mixte  tenue du 26 au 30 Avril 2016 à Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, faisant suite aux dispositions de la réunion d’évaluation  de l’équipe technique des topographes du 30 Avril 2016.

Les experts mixtes représentés par le professeur Celestin Nguyadila, président de la commission permanente de la frontière-RDC et M. OGARO, directeur de la topographie , cartographie et affaires foncières-Ouganda se sont proposés de résoudre les problèmes des conflits frontaliers de la barrière d’Ofoo/Vurra située entre le territoire d’Aru dans l’Ituri  et le district d’Arua, dans la région de West Nile.
Sur un total de 20 kms dont 17 au Sud et 3 au Nord,51 bornes frontières solides peintes en blanc et portant mention des coordonnées dont essentiellement le numéro des bornes en noir, ont été érigées.

Les bornes numéro 10 et 11 entre la chefferie d’Otso en territoire d’Aru et Vurra, dans le district Ougandais d’Arua parmi les exemples se trouvent dans une zone qui, il ya peu a été à l’origine des disputes entre la jeunesse d’Aru et la partie Ougandaise, renseigne notre source sur place. Cette partie se faisait réclamer par des sujets Ougandais, alors que la partie congolaise particulièrement la jeunesse d’Aru ne consentait pas à cette revendication; d’où les désagréments intervenus au poste frontalier de Vurra/Ofoo récemment vers fin 2015, commentent nos sources indépendantes à Aru.

La situation a été tirée au clair à l’issu de ces travaux marathon abattus par des scientifiques doués en matière de frontière et la frontière RDC-OUGANDA dans cette zone disputée il ya quelques années a été remarquée, donnant raison à la partie congolaise, avancent les mêmes sources.

Ces travaux de la reconstitution de la frontière commune dans cette zone prioritaire a coûté 200.000.00$ Usd d’après nos sources, soit 100.000.00$ alloués par chacune des parties prenantes.

Aucun incident majeur n’a pu être enregistré, nous renseigne des sources proches de la commission qui avance le dynamisme des experts d’une part, la bonne collaboration entre les services mixte de sécurité et les communautés environnantes, d’autre part.

La RDC partage avec l’Ouganda une frontière commune longue de 800kms et celà résulte d’un accord, mieux un arrangement entre les anciennes colonies signé le 03 Février 1915.Par cette convention, la frontière entre les territoires belges et britanniques de l’Afrique centrale était délimitée du Mont Sabinio à la crête de partage des bassins du Fleuve Congo et du Nil, et partiellement demarquée.

Entre 2007 et 2015, des tensions sont nées au sein des communautés frontalieres en raison des désaccords sur les propriétés des terres du fait de l’absence des bornes sur le terrain indiquant la localisation de la frontière dans les zones de la presqu’île de Rukwanzi, la barrière d’Ofoo/Vurra, le village de Pamithu, le village d’Agiero.

Les deux pays ont déjà organisé plusieurs rencontres bilatérales dans la recherche des solutions permanentes en vue de juguler les tensions frontalières dont entre autres l’accord de Ngurdoto en Tanzanie du 07 au 08 Septembre 2007, de la 5e session de la grande commission mixte du 12 au 15 décembre 2007 en Ouganda, de Dar es Salaam en Tanzanie du 11 Mai 2008, de Bwera-Kasindi Ouganda-RDC du 04 Mars 2009 et la mise sur pied de la commission technique mixte chargée de sensibiliser le peuple vivant le long de la frontière commune, reconstituer la ligne de démarcation de la frontière commune avec 420 bornes frontières principales, 4280 bornes intermédiaires(secondaires), matérialiser les frontières liquides lacustres par la pose des bouées …

Signalons que la frontière RDC-OUGANDA reste d’un accès difficile et périlleux, car constituée des zones montagneuses et de forêts denses, souvent couvert d’une nébulusité presque permanente qui gère la prise de vues aériennes ét le captage des images satellitaires en raison de sa proximité avec la zone équatoriale.

Les deux États déploient un effort sensible en vue d’aboutir à une solution consensuelle au plan régional et international pour régler des conflits frontaliers, accélérer la réalisation des programmes nationaux de gestion de questions transfrontalieres et partager les ressources communes afin de hâter la réintégration régionale.
Pour plus d’une personne, cet effort déployé par les deux États pour la normalisation et la consolidation des relations diplomatiques favorisent la recherche de projets de développement commun pour promouvoir la coopération transfrontaliere et utiliser ainsi la frontière comme un pont et non comme une barrière.

L’intervention de l’honorable Daniel Banio Debho dans la phase de la sensibilisation des communautés frontalières en vue de parvenir aux poses de ces 51 bornes frontalières aura été de grandes importantes.

En effet, l’élu de la circonscription électorale d’Aru ne s’est jamais gêné d’être à la fois au four et au moulin pour la seule et la plus noble raison de faciliter les travaux de la reconstitution de la frontière.

Que prévoit la prochaine étape de ces travaux? Votre journal vous en dira plus dans les prochaines éditions.

Antoine Munguetsoni

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