L’INCIVISME FISCAL POUR CHASSER LES MBORORO: UNE DISTRACTION DE TROP (Tribune libre de Me Assani Lobia)

La rédaction du Journal Le Climat Tropical s’est intéressé à une tribune libre de Me Assani Lobia, proche collaborateur du gouverneur de la province du Haut-Uele.
Après rappel des objectifs de notre média en ligne ainsi que ses limites et échange avec le concerné, nous avons donc décidé de publier son opinion sur la problématique des éleveurs mbororos.
Nous portons à la connaissance de tous nos lecteurs que la tribune que nous publions ici, comme celles à venir, n’est pas et ne seront jamais la production de notre rédaction. Nous avons rappelé l’auteur du respect des exigences de notre média en ligne, qui consistent au respect de la vie privée et de la personne humaine, à favoriser la paix et la cohésion nationale ainsi qu’à ne pas énerver la sécurité de notre pays. Pour le reste, la rédaction de Le Climat Tropical décline toute responsabilité et lance par la même occasion un appel à ses éventuels contradicteurs de prendre contact avec nous, s’ils estiment avoir des éléments de réplique.

L’INCIVISME FISCAL POUR CHASSER LES MBORORO: UNE DISTRACTION DE TROP

Le dossier des éleveurs étrangers armés dits « MBORORO » touche indubitablement à la sécurité intérieure, à la souveraineté nationale, à l’environnement et à la santé publique. Le crime ce serait de ne pas reconnaître cette évidence. Malheureuse.

Le plus grand crime c’est d’oser manipuler certains de nos frères à partir d’une suite du Kempisky hôtel fleuve Congo en omettant de leur faire savoir que la nature complexe des problèmes soulevés par la présence des MBORORO, fait de ce dossier une question de défense nationale et de sécurité publique qui dépasse largement le niveau de compétence d’une province.

Aussi, ce dossier complexe des immigrés illégaux armés qu’on tente à tort de qualifier de réfugiés climatiques, soulève-t-il la question du statut et de la police des étrangers, qui est une matière qui relève de la compétence exclusive du pouvoir central.

Ce phénomène, qui prend aujourd’hui et plus que jamais, une ampleur inquiétante, ne concerne pas le seul territoire de Faradje, mais deux Provinces de la RDC: *Le Haut-Uele et le Bas-Uele*. Ayons l’honnêteté de signifier à nos frères que l’incivisme fiscal dans le seul territoire de Faradje ne constitue pas la réponse idoine à la nébuleuse MBORORO, qui, après la 1ère et 2è vague sévèrement réprimées par les forces de sécurité de l’époque en 1944 et 1985, ont pu ré pénétrer chez nous par ANGO dans le Bas-Uele, à la suite des relations privilégiées qui existaient entre les dirigeants du MLC et l’ancien Président Centrafricain, Ange-Felix PATASSE. La porosité de notre frontière à ce niveau là a par la suite facilité l’afflux de ces éleveurs.

C’est une question qui condamne la nation toute entière à prendre des mesures qui s’imposent, dans les limites de dispositions légales bien entendu, pour y faire face de manière durable.

Puisque les élus ont relancé ce dossier au niveau national, il appartient au pouvoir central notamment de le relancer et de le prioriser au niveau Africain et international.

Cela ne suffit pas! Il faut, maintenir la pression enclenchée au niveau de l’élite politique du Haut-Uele et les pladoyers ( le Gouverneur rencontrera le Président de la République sur ce dossier). L’enjeu c’est d’obtenir l’implication de tous (Présidence, Assemblée Nationale, GouvernementT) pour permettre au Gouvernement provincial du Haut-Uele, qui gère localement le dossier, d’obtenir les ressources nécessaires en vue de la matérialisation des approches qu’il entend rapidement mettre en œuvre pour endiguer ce phénomène de plus en plus complexe.

Me Assani Lobia