La CNDH/Haut-Uele condamne la pratique de « justice populaire» à Isiro et appelle le système judiciaire à dire le droit.

Il y a près de deux semaines passées, un homme présumé voleur de profession avait été trouvé mort, après avoir été crucifié par des inconnus la nuit. Peu avant son départ pour Kinshasa en vue prendre part aux obsèques du sphinx de Limete, le Gouverneur de province, Christophe BASEANE Nangaa s’était rendu sur le lieu du drame et avait déploré cet acte de meurtre, tout en décourageant la pratique incivique du vol. C’est ce le Jeudi 06 Juin 2019 que l’institution censée faire respecter et protéger les droits fondamentaux, la CNDH, à travers sa coordonnatrice provinciale, est sortie du silence pour fustigier ce meurtre. Sachant que la vie humaine est sacrée, Me Charly KAYUMBA à fait comprendre à l’opinion par la presse, qu’il aurait fallu accordé une seconde chance à ce présumé voleur en l’amenant devant la justice et laisser cette dernière faire son travail, plutôt que de le tuer.

Par ailleurs, la responsable de la CNDH-HAUT-UELE a interpellé le système judiciaire provincial à dire correctement le droit à la satisfaction de la population qui, si elle procède ainsi, c’est suite à de certains laissez aller en faveur des certains malfrats arrêtés et libérés et qui opèrent parfois au vu de la justice, sans être inquiétés, ce qui frustre parfois la population, a renchéri la coordinatrice provinciale de la Commission Nationale de Droits de l’homme Haut-Uele, Me Charly KAYUMBA.

Ruphin Asemane