Haut-Uele: Xénophobie en RSA, la délégation gouvernementale dépêchée à Watsa rend compte au Gouverneur de province.

La délégation du gouvernement provincial du Haut-Uele dépêchée en territoire de Watsa pour tenter de calmer la tension entre la population et les ressortissants sud-africains travaillant au sein de la firme d’exploitation minière Kibali Gold Mining a regagnée la ville d’Isiro ce mercredi, 11 septembre en début d’après-midi.

Juste après son
atterrissage sur l’aéroport national d’Isiro Matari, la délégation conduite par le ministre de l’intérieur, Crispin Alibu a rejoint le cabinet du Gouverneur, Christophe Baseane Nangaa pour rendre compte à l’autorité provinciale du rapport de la mission.

Après une séance d’échanges de plus d’une heure avec le chef de l’exécutif provincial, le numéro trois du gouvernement provincial a fait savoir que le gros du travail a été fait par les membres de la délégation et que la majorité de la population a compris le bien fondé de la démarche de son gouvernement.

« Il était question de faire le rapport de la délégation gouvernementale conduite par moi et qui concernait la situation sécuritaire qui prévalait à Watsa. On a restitué ce qui s’est passé. D’une manière générale, il y a eu tension mais nous avons jeté de l’eau sur le feu. Il y a une certaine accalmie présentement à Watsa», a fait savoir le ministre au sortir de l’audience.

Concernant les échanges avec la population, ce membre du gouvernement s’est encore montré rassurant.

« Il y avait un sérieux problème. L’environnement était presque électrique. Les gens, par solidarité, voulaient manifester leur mécontentement par rapport à ce que nous apprenons de l’Afrique du Sud mais nous leur avons fait savoir qu’on ne peut pas résoudre un problème de xénophobie par une réponse xénophobique», a déclaré le ministre face aux journalistes avant d’ajouter que « généralement les jeunes qui prenaient presque le dessus ne sont pas si stupides qu’on les croit.»

Il salue la maturité de la jeunesse qui a choisi le droit en lieu et place de la vengeance.

« On leur a montré qu’il fallait opter pour une voie légale. Comme celà est une situation purement politique, il va valoir aussi une solution politique entre les deux ou plusieurs États», a fait remarquer Crispin Alibu.

Presse Gouvernorat/ Haut-Uele.