Haut-Uele/Mines : L’heure de vérité, «L’entreprise Giro Gold Field est en difficulté de trésorerie» dixit Mike Kodravele, ancien directeur du cabinet de l’ex gouverneur Jean-Pierre Lola Kisanga

Enfin, l’un de ceux qui auront eu droit au chapitre à la genèse des opérations de délocalisations de populations affectées par le projet Giro Gold Field s’est confié à la presse de Watsa ce mardi 20 Août 2019. À l’heure de la vérité, Monsieur Mike Kodravele Andati, puisque c’est de lui qu’il s’agit n’a rien laissé sans commentaires des sujets brûlants de l’heure dans la province du Haut-Uele.

Déplorant tout de même les conditions sociales précaires dans lesquelles se trouvent actuellement les communautés de la localité de Giro, située en chefferie de Mariminza (territoire de Watsa); celui qui, au-delà de ses fonctions du directeur du cabinet du gouverneur, aura été aussi le président de la grande commission de délocalisation des populations de Giro a regretté que le processus enclenché dans le respect des lois en la matière n’aie pas abouti jusqu’ici pour de raisons dont seule l’entreprise Giro Gold Field est responsable.

Fidèle à son mentor (l’ex gouverneur Jean-Pierre Lola Kisanga), Mike Kodravele rejette à bloc la supposée responsabilité de l’exécutif sorti des affaires dans le «blocage» de la réinstallation des populations de Giro. Vulgarisant par l’occasion le code et règlements miniers en vigueur en RDC, l’homme a révélé que «le seul deal que l’entreprise Giro Gold Field a signé avec la province du Haut-Uele est l’organisation de la délocalisation au niveau de la province avec l’argent de l’entreprise».

L’on notera que des soupçons de détournements des fonds alloués aux travaux de délocalisation de populations de Giro ont pesé sur l’ancien big boss du Haut-Uele. Des echos ont fusé des quatre points cardinaux, avançant de chiffres faramineux allant jusqu’à 12 millions de dollars américains que la grande commission aurait encaissé pour couvrir les charges liées à la délocalisation des foyers et menages affectés par Giro Gold. La réaction de Mike Kodravele ne s’est pas fait attendre : « éviter de relayer des chimeres», avant d’ajouter que «Giro Gold Field se serait déjà plaint si détournements des fonds il y avait».

«Giro Gold est en difficulté de trésorerie et c’est à lui de s’expliquer correctement, sinon il faudra l’aider dans cette voie à travers les représentants et le gouvernement central», dixit Monsieur Mike Kodravele avant d’ajouter que «le gouverneur en exercice ne fera rien pour délocaliser (dans les normes) les communautés de Giro si ce n’est avec le financement de la société Giro Gold Fied.

Aux dernières nouvelles, des compromis auraient été trouvés entre l’entreprise Giro Gold et les communautés locales essentiellement composées d’orpailleurs artisanaux. Ces accords voudraient que l’entreprise cèdent temporairement une partie de son périmètre couvert par un titre minier à des fins d’exploitations artisanales. Inacceptable, a rétorqué Mike Kodravele qui dit être surpris car un tel compromis (s’il est vrai) violerait le code minier et que pour rien au monde, un gouverneur de province ne prendrait le risque de l’entériner.

Nous reviendrons incessamment avec des nouveaux éléments sur ce dossier.