Haut-Uele : Les mouvements des jeunes déclenchent l’opération «ZÉRO MBORORO»

La présence illégale des éleveurs étrangers armés dits « MBORORO », qui se sont installés dans le Haut-Uele depuis 2 decennies, affecte sérieusement la sécurité intérieure, la souveraineté nationale, l’environnement, l’économie locale et la santé publique.

Face au silence et à l’immobilisme du Gouvernement central qui en a les compétences , le Conseil Provincial de la Jeunesse du Haut-Uele(CPJ) a réuni hier, dimanche 09 juin 2019, autour de son président en exercice, le Me Isaac Degba Egboko, les représentants de tous les mouvements associatifs de la Ville d’Isiro en perpective d’une série d’actions citoyennes qu’ils attendent enclencher sur l’ensemble de la Province du Haut-Uele dans une logique d’auto-prise en charge ou d’autodéfense.

Ce sera donc le debut de ce qu’ils appellent « opération zéro Mbororo » qui sera lancé ce vendredi 14 juin 2019 par une grande marche de colère doublée d’une ville morte sur toute l’étendue de la Province du Haut-Uele, affirmé Me ASSANE LOBIA, un des jeunes leaders d’Isiro qui s’est confié à notre rédaction et l’un des initiateurs de ces actions citoyennes qui s’annoncent musclées

Me Assane Lobia, l’un des initiateurs de ces actions citoyennes

« Nos terres sont occupées par ces éleveurs étrangers armés qui osent se comporter chez nous comme sur un terrain conquis. Les Mbororo servent d’informateurs et de pisteurs aux différents groupes armés qui opèrent dans le Haut-Uele. Ils violent, tuent et font du braconnage. C’est sans compter le fait qu’ils polluent les rares sources d’eau et ravagent les champs de nos frères, les plaçant dans une pauvreté infernale », affirme Maître ASSANE LOBIA. Pourquoi devons-nous sacrifier nos frères en protégeant des étrangers armés alors que des congolais sont souvent chassés de certains pays dits « amis » en violation de la dignité humaine? S’interroge-t-il.

« La marche et la ville morte n’annonceront qu’un début d’une série d’actions draconiennes no stop pour pouvoir débarrasser le Haut-Uele de ces imposteurs qu’on qualifie à tort de réfugiés climatiques », poursuit-il.

Ce phénomène, qui prend aujourd’hui et plus que jamais, une ampleur inquiétante, condamne la nation toute entière à prendre des mesures qui s’imposent. La population fait partie de la nation. Elle a le droit de défendre cette nation en péril. D’après le précité,l’opération zéro mbororo ne s’arrêtera que lorsque le tout dernier Mbororo aura quitté le Haut-Uele.

La rédaction.