Faradje : Une foudre touche 82 élèves et leurs enseignants.

D’après de sources concordantes, c’est depuis 2005 que quasiment chaque année des élèves et enseignants sont foudroyés à l’Institut Kana, au sud du territoire de Faradje (dans la province du Haut-Uele).
Le cas s’est répété ce mercredi 27 Mars sous une forte pluie dans la concession de la même institution scolaire avec comme bilan 82 élèves paralysés ainsi que leurs enseignants dont quelques six cas graves ont été admis aux soins dans les établissements sanitaires de la place.
D’après certaines informations auxquelles les populations locales font foi, la cause de ces foudres en répétition devant cet établissement d’enseignement secondaire remonte à 2005 lorsqu’ un cadre de l’administration du service de l’environnement, originaire du territoire de Dungu mais affecté à Faradje se fit tuer par un groupe de population en colère. Il lui aurait été reproché l’instauration de tracasserie à mode opératoire dans ce village. C’est devant cette école que sa dépouille mortelle a été mise en terre. Toujours d’après de témoignages concordants, les membres de sa famille viendront alors de Dungu pour organiser une série des rituels ancestraux sur la tombe de leur frère et une quantité du sol auquel ce fonctionnaire de l’État a été lâchement abattu aurait même été prélevée et envoyée à Dungu natal du défunt.
Depuis lors, on enregistre ces cas (les élèves sont toujours foudroyés) presque chaque année, commente d’autres sources sous couverts d’anonymat.
Dans le milieu de Faradje,l’opinion est fortement convaincue que cette école connaîtra sa paix lorsqu’elle aura été délocalisée. Cette idée a été nourri par les démarches du député provincial honoraire et ministre Yafete DRANDEMA allant dans le sens de délocaliser cette école afin de sauver les enfants innocents. Cette raison n’étant malheureusement pas scientifiquement prouvée, l’on continuera à se poser de question sur les foudres en répétition devant les installations de cette école. Mais devrait-on pour ce faire ignorer l’intuition africaine ? Des réparations de dommages devraient être envisageables ? À quel prix ? Ou plutôt par quoi passe la quiétude des élèves dans cette institution scolaire pendant la saison pluvieuse ? Voilà des questions que beaucoup se posent.

Antoine Munguetsoni

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