Faradje: la société civile dénonce une tentative de violation des dispositions de l’article 242 du Code Minier prônée par le gouverneur de province du Haut-Uele, l’Hon. Christophe Baseane Nangaa

Dans une lettre datée de ce mercredi 21 Août adressée à l’autorité provinciale du Haut-Uele, le coordonnateur de la société civile de Faradje, Monsieur Rigobert Madrakele Kaloma dénonce ce qu’il appelle «ampietement par la province du Haut-Uele de la part des 15% de la redevance minière des entités territoriales décentralisées de Faradje».
Le répondant des organisations de la société civile de cette entité administrative accuse en effet le gouverneur de province, l’Hon. Christophe Baseane Nangaa de vouloir tripatouiller la redevance minière de l’ordre de 15% que la mine d’or de Kibali doit aux entités territoriales décentralisées.
De sources concordantes, le gouverneur Christophe Baseane Nangaa aurait adressé deux lettres toutes datées du 24 juin 2019 au Directeur général de Kibali Gold Mines SA dans les quelles il demande, et la libération des fonds de la redevance minière due aux entités territoriales décentralisées, et la libération de fonds due au fonds miniers pour les générations futures.

Rigobert Madrake, coordonnateur de la société civile de Faradje lors d’une interview le 13 juin 2018 à l’occasion de la célébration du 80è anniversaire du parc national de la Garamba©orientalino.net

Il sied de noter qu’il y a quasiment dix jours, Durba a accueilli un atelier animé par des mandataires des mines sous la conduite du Cabinet MGMM. De l’occasion la loi n°007/2002 du 11 juillet 2002 portant code minier tel que modifié et complété par la loi n°18/001/ du 09 mars 2018, spécialement l’article en rapport avec la redevance minière a été vulgarisé aux délégués des forces vives des territoires de Watsa et Faradje. A l’issue de débats à bâton rompu, les parties prenantes ont été unanimes que les 15% des redevances minières de Kibali Gold Mine reviennent aux six entités territoriales décentralisées couvertes par le rayon d’activités de ladite entreprise et ce, au prorata de l’ampleur actuelle des activités minières évaluées, en territoires de Watsa et de Faradje.
La société civile de Faradje qui dit s’opposer catégoriquement à une approche qui conduirait le gouverneur Nangaa à poser des actes qui énerveront l’article 242 du code minier dont l’interprétation ne peut donner lieu à aucune ambiguïté, soutient néanmoins les actions de réhabilitation des infrastructures routières engagées en territoire de Faradje « à la seule condition que l’exécutif provincial le fasse avec de ressources financières lui reconnues par les textes légaux».

En outre, la coordination de la société civile de Faradje demande à l’entreprise Kibali Gold Mine d’observer scrupuleusement l’article 242 du code minier, de peur de lui tirer des ennuis avec les communautés riveraines avec qui, est obligé de vivre chaque jour en paix.

Antoine Munguetsoni