«Le énième acte xénophobe posé par les sud-africains sur les ressortissants étrangers a atteint un niveau inacceptable», Sénatrice Dieudonnette Mungwananjo

Les actes xénophobes dont ont été victimes les ressortissants étrangers vivant en Afrique du Sud la semaine dernière n’ont pas laissé indifférente la sénatrice de la république, l’Hon. Dieudonnette Mungwananjo qui, réagissant ce mardi 10 septembre, a sévèrement condamné et le comportement de quelques sujets sud-africains et l’ultimatum (expiré depuis dimanche dernier) de de la jeunesse de Watsa qui demandait dans sa lettre adressée à la hiérarchie de la mine d’or de Kibali de renvoyer tous ses employés de nationalité sud-africaine.

La sénatrice note que le énième acte xénophobe posé par les sud-africains sur les ressortissants africains vivant au pays de Mandela relève d’une pure barbarie qui a atteint le niveau le plus élevé et qu’il est inacceptable. Cependant dit-elle, cela n’est pas une raison pour que la jeunesse de Watsa ne jure que par le «refoulement» des sud-africains vivant dans la zone d’exploitation de Kibali Gold, encore qu’il n’y a pas un lien direct entre les incidents inhumains enregistrés en Afrique du Sud et les activités auxquelles participent ces sujets étrangers visés par l’ultimatum de la «ligue de jeunes unis pour le développement de Watsa».

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« À l’heure de la mondialisation, nous sommes contraints de vivre avec les autres. Déjà nous ne pouvons pas encourager les actes barbares commis par les sud-africains au risque de commetrre ce que nous leur reprochons. Cette affaire doit être réglée par des voies diplomatiques légales. Nous voulons qu’il ait harmonie entre le peuple africain dans le respect mutuel. Même les sud africains ne se suffisent pas», a dit la sénatrice Dieudonnette Mungwanajo qui ajoute par ailleurs qu’elle se range derrière la jeunesse de Watsa qui aspire à l’amélioration de ses conditions sociales au travers des opérations minières de la société Kibali Gold, laquelle demeure un investissement à protéger, tant qu’elle est la seule entreprise importante capable de relever les défis du développement de la province du Haut-Uele. Elle plaide pour que les revendications de la jeunesse soit analysée minutieusement et qu’une solution raisonnable soit trouvée en sa faveur.

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«Kibali Gold Mines est l’unique entreprise qui contribue considérablement au développement de la contrée. Lui demander de renvoyer les sud-africains qui travaillent en son sein, c’est un peu comme demander sa fermeture», a-t-elle conclu.

Antoine Munguetsoni